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Opportunités et dangers du Web 2.0
Catégories : Position de l'ANDRH par TRAN Nathalie, le 13 Avril 2010
« Les nouvelles possibilités de développement offertes par le web 2.0 » ont été le thème d’une conférence débat, le 12 avril au Sénat, à laquelle participait l’ANDRH. L’échange s’est déroulé devant un auditoire de plus de 70 personnes composé des adhérents de l’AFTA (Association Française des Trésoriers et Responsables d’Associations).
Jean Maxence Granier, sémioticien et homme d’études, directeur général de Think Out, est intervenu pour dresser le contexte et les conditions d’évolution du web 2.0. André Hochberg, président de France Générosités a montré l’utilisation encore très timorée du web 2.0 dans le cadre des dons (2% des dons sont faits via internet) et soulevé un point majeur qui est celui de l’animation des bénévoles. Catherine Carradot, déléguée générale de l’ANDRH a présenté le contexte et les raisons de la création de la charte des réseaux sociaux Internet, vie privée et recrutement dont l’ANDRH est signataire. Enfin, Maître Isabelle Gavanon, avocate chez Fidal, a rappelé les fondements juridiques de l’information sur Internet même si cette dernière est incontrôlable. Les chartes d’adhésion des membres sont une réponse pour éviter les abus et favoriser l’auto régulation des sites. La collecte d’informations doit être « loyale ».
Un projet de loi est en préparation. Il va imposer à un exploitant de communiquer les « failles de sécurité ».
CHARTE RESEAUX SOCIAUX, INTERNET, VIE PRIVE ET RECRUTEMENT
Les signataires de la présente Charte rappellent que, dans le cadre d’une procédure de recrutement, la sélection des candidats doit reposer uniquement sur les qualifications et les compétences et exclure tout critère d’ordre personnel et privé.
Face à la multiplication et le succès des réseaux sociaux, des blogs et des moteurs de recherche sur Internet qui rendent accessible de manière libre et souvent gratuite un nombre illimité d’informations personnelles sur les candidats, les signataires veulent garantir leur éthique professionnelle et s’engagent à :
1. limiter le recours aux réseaux personnels, du type Facebook ou Copains d’avant, tels qu’ils sont configurés aujourd’hui, à la seule diffusion d’informations, plus particulièrement d’offres d’emploi, à des utilisateurs ayant manifesté leur intérêt pour de telles informations et de ne pas solliciter de contact dans un but professionnel sans leur consentement (c'est-à-dire laisser aux utilisateurs de ces réseaux l’initiative de devenir membres de groupes ou de pages fan gérées par les recruteurs).
2. privilégier l’utilisation des réseaux professionnels, du type Viadeo ou Linkedln, conçus spécifiquement pour générer des liens professionnels, afin de diffuser des offres, d’entrer en relation avec des candidats et prendre connaissance d’informations publiques sur leur situation professionnelle.
3. ne pas utiliser les moteurs de recherche ni les réseaux sociaux comme outils d’enquête pour collecter, ou prendre connaissance, d’informations d’ordre personnel, voire intime, même si elles sont rendues accessibles par les utilisateurs eux-mêmes, ce qui serait constitutif d’une intrusion dans leur sphère privée et d’une source potentielle de discrimination.
4. sensibiliser et former les recruteurs, et toutes les personnes intervenant dans un recrutement, sur la nécessité de ne pas collecter ni tenir compte de telles informations.
5. alerter les utilisateurs de réseaux sociaux sur la nécessité de veiller à la nature des informations qu’ils diffusent et au choix des personnes à qui ils souhaitent y donner accès. Ils les encouragent également à vérifier, avant toute mise en ligne, la possibilité de supprimer ultérieurement ces données afin de faire valoir leur droit à l’oubli numérique.
6. interpeller les gestionnaires des sites internet hébergeant des réseaux sociaux, des blogs, des moteurs de recherches et toutes informations d’ordre intime en général sur l’importance d’informer très clairement leurs utilisateurs sur la finalité du site, les personnes y ayant accès ou encore la durée de conservation des données.