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Elections présidentielles : Les DRH votent pour la baisse du coût du travail mais pas à n’importe quel prix - Enquête exclusive ANDRH-Inergie pour Entreprise & Carrières*

Catégories : par TRAN Nathalie, le 17 Avril 2012

Pour la 3ème édition du baromètre « Défis RH», dont le magazine Entreprise & Carrières du 17 avril 2012 publie la première partie, l’ANDRH et le cabinet Inergie ont interrogé les DRH sur les propositions de réformes du marché du travail des principaux candidats à la présidentielle.

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Principaux enseignements de l’étude :

1– Les DRH approuvent les baisses de charges sociales

  • La mesure phare de François Bayrou (emploi sans charge pendant 2 ans pour l’embauche d’un chômeur ou d’un jeune en CDI) est plébiscitée par 62% des DRH ;
  • La TVA sociale en contrepartie de la baisse des charges sociales, chère à Nicolas Sarkozy, remporte l’adhésion de plus de la moitié des DRH (56%), contre 25% de réfractaires ;

2– Ils sont réservés sur les accords « compétitivité-emploi » avec baisse de salaire, proposés par Nicolas Sarkozy : 19% seulement des DRH les jugent pertinents, à l’exception de ceux de l’industrie automobile (63%) ;
« Les DRH appréhendent de négocier ce type d'accord avec les syndicats, explique Jean-Christophe Sciberras, président de l'ANDRH et DRH France de Rhodia. Ils savent qu'en France il est très difficile de baisser les salaires sauf à passer par le chômage partiel. J'interprète donc leur réponse ainsi : ils trouvent que la mesure est intéressante mais ils savent par expérience qu'elle sera compliquée à mettre en œuvre ».

3– Les deux mesures phares de François Hollande sont plutôt bien perçues : le label social et le contrat de génération séduisent la moitié des DRH (respectivement 50% et 48%) mais laissent indifférents 42% et 35% des autres ;
" Alors que la pression économique augmente et que les risques psychosociaux sont de moins en moins acceptés, les entreprises veulent démontrer qu'elles sont des employeurs responsables, au-delà des effets d'annonces », analyse Luc Vidal, directeur général adjoint d'Inergie, en charge du pôle Opinion.

4 – Les réformes « de fond » proposées par certains candidats : la révision des 35h par Nicolas Sarkozy et le CTU par François Bayrou sont positivement perçues par les DRH, sans pour autant créer l’unanimité : moins de la moitié de partisans (48% et 43%) contre un tiers de réfractaires (35% et 29%) ;

5 – Enfin…les 2 mesures « typées » de Jean-Luc Mélenchon (Smic à 1 700 €) et de Marine Le Pen (préférence nationale à l’embauche) recueillent respectivement 15% et 9% des votes des DRH : des réponses en phase avec les sondages préélectoraux qui montrent que toutes les tendances sont représentées au sein du corps des DRH.

Sur le bilan du dernier quinquennat : les DRH applaudissent la rupture conventionnelle… et rejettent la prime de partage des profits

  • 81% des DRH estiment que la rupture conventionnelle est la meilleure des mesures adoptées au cours du dernier quinquennat : un dispositif utilisé par 83% des entreprises (+5% par rapport à 2011), mais qui ne concerne pas plus de 10% des départs pour les 2/3 des entreprises ; une rupture à l’initiative des salariés dans près de la moitié des cas (44%), bien avant celle de l’entreprise pour moins d’un cinquième (16%), 39% des ruptures étant motivées par les deux parties dans le respect de l’esprit du législateur…
  • Sans surprise, la prime de partage des profits, perçue comme le résultat d’un effet d’annonce, arrive en queue des mesures avec 9% d’adhésion.

*Etude réalisée par internet du 13 au 30 mars 2012 auprès des professionnels de la fonction RH, membres de l’ANDRH ; échantillon répondant constitué de 213 DRH.

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