Mars 2011 - N°518

Et si le travail, c'était aussi la santé ? (numéro double mars /avril)

Et si le travail, c'était aussi la santé ? (numéro double mars /avril)

Personnel vous aide souvent à réfléchir, à prendre du recul et à essayer ainsi de faire différemment. C’est le cas ce mois-ci avec un dossier qui peut sembler paradoxal, pour ne pas dire provocant, en prenant le contre-pied de ce que l’on entend souvent sur la route du travail. Quand on cherche du travail, parce que l’on débute dans la vie professionnelle ou parce que l’on a eu un accident de carrière, on est très content d’en trouver. C’est intéressant de constater qu’il n’y a pas à ce moment-là de souffrance à travailler, bien au contraire il y a de l’intérêt, de l’appétit, voire de l’épanouissement.

Comment le même travail peut-il être source de bonheur et en même temps source de tous les maux ? Et si ce n’était pas dû au travail seulement mais également à la vision qu’on en a, à la façon dont on le ressent. Il y a – certains articles insistent sur ce point dans notre dossier – les conditions de travail qui font une différence. Davantage les conditions psychologiques d’ailleurs que les conditions matérielles. La motivation, l’implication, l’engagement de ceux qui trouvent un nouveau travail et s’y consacrent, se perdent à un moment donné. Pourquoi ? La vision de son utilité dans la chaîne, le lien social qui relie à l’entreprise, l’échange qui se fait avec ses collègues ou ses supérieurs, sont autant de choses qui représentent la clef d’un travail épanouissant et dans lequel on s’investit. Est-ce à dire que, quand dans l’entreprise on n’arrive pas à s’assurer de ça, tout bascule et le travail n’est plus la source positive ?

Toute notre chaîne de hiérarchie est interpellée. Chacun, à son niveau, a le devoir de mettre en perspective le travail de chacun, le valoriser et essayer d’en faire une source de contentement, voire de plaisir. Le travail indépendant, celui des professions libérales, des artisans, n’est-il pas justement celui qui porte en lui les valeurs de réalisation et de réussite, qui donne à celui qui le fait plus de plénitude ?

Il faudrait, en entreprise, que chacun trouve dans son travail ce qu’il y trouverait s’il était indépendant. Comme c’est facile à dire !

Dans ce numéro, vous trouverez également la présentation des dossiers des lauréats des troisièmes Trophées Juni’Or. Il s’agit d’une compétition où des jeunes de la fonction RH présentent un dossier réalisé dans leur cadre professionnel, dans leur entreprise.

La mise en place de leur projet, de ce qui les motivait montre à l’évidence que le travail peut être aussi source de contentement. Il sera ici, en plus, source de reconnaissance et de succès.

Izy Béhar
Rédacteur en Chef

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