Décembre 2009 - N°505
Le DRH au centre de relations élargies
Mais le personnel est devenu la ressource humaine, chacun des salariés étant considéré comme travailleur de l’entreprise mais aussi comme citoyen et partie de la Société, et les chefs du personnel sont devenus des DRH qui, non seulement, ont un regard tourné vers l’intérieur de l’entreprise, veillant à ce que les rouages tournent du mieux possible et de la manière la plus optimisée possible, mais aussi une vision de ce qu’il y a autour, la Société, l’environnement et les nouveaux acteurs autour de l’entreprise, les nouvelles parties prenantes.
Ce numéro de Personnel aborde ce sujet, au travers de cette nouvelle donne pour le DRH. Nouveaux territoires à investir, nouveaux interlocuteurs à comprendre, à prendre en compte et à persuader.
Bien entendu, tout le monde est convaincu, maintenant, que les actionnaires sont importants, que les clients sont importants, que l’environnement est important, que la Société est importante. De même, tout le monde est convaincu qu’une attitude responsable est nécessaire, à tous les niveaux de l’entreprise, et qu’il faut, tous et tout le temps, être « accountable ». La RSE, évoquée par Jacques Igalens est là et bien là.
La qualité, comme le dit aussi un de nos auteurs, est l’épine dorsale, la ligne force de toutes les actions entreprises et elle doit être présente, cette préoccupation de qualité, non seulement dans les décisions mais aussi dans les modes de relation instaurés avec les parties prenantes de l’entreprise.
A la lecture du dossier qui incite à beaucoup de réflexion sur cette évolution qui met le DRH au centre de nouvelles relations, on ne trouvera pas encore de réponse à ce qui va sûrement devenir une préoccupation plus générale : si l’évaluation des salariés prenait en compte leur travail dans l’entreprise, selon les process de l’entreprise, comment va-t-on gérer maintenant cette ouverture vers l’environnement, ces nouveaux territoires et ces nouveaux interlocuteurs et les nouvelles relations entre les salariés et eux, mais à l’extérieur de l’entreprise ?
Comment va-t-on mesurer l’adhésion d’un salarié à l’intérieur d’une entreprise, si celle-ci a un comportement considéré comme non citoyen ou non responsable et si ledit salarié s’exprime sur ce comportement ?
Le DRH qui se trouve aujourd’hui avec ces nouveaux interlocuteurs qui sont hors de son champ habituel, doit-il, peut-il les prendre en considération au point de les intégrer dans son fonctionnement et le fonctionnement dans l’entreprise ?
Une autre réflexion est ouverte également, ce mois-ci, sur les réseaux sociaux (rubrique Tendances) et notre implication, au milieu de cette tourmente qui nous arrive où l’image et la réputation deviennent le capital, immatériel, le plus important de l’entreprise. Nous reviendrons dans les mois à venir sur ce sujet.
Izy BEHAR
Rédacteur en chef