Janvier 2009 - N°496
Prévention du stress : les moyens d'action
La tradition en ce début du mois de janvier 2008, c’est de vous présenter, à chacun d’entre vous, en mon nom et au nom de tout le comité de rédaction, les meilleurs de tous les vœux pour cette nouvelle année qui commence. C’est aussi de vous remercier d’avoir été lecteur fidèle et d’espérer que vous le resterez, en appréciant une revue mensuelle que nous essayons constamment d’améliorer.
C’est là la transition avec le stress. Ferons-nous une revue encore plus intéressante en 2009 ? Serez-vous toujours lecteur fidèle et attentif ? Serez-vous encore plus de lecteurs que l’année passée ? Aurons-nous les moyens ? Les mettrons-nous en œuvre de la bonne manière ?
Dans le dossier « Prévention du Stress », vous trouverez ce mois-ci des définitions, un peu de théorie, beaucoup d’exemples et des pratiques d’entreprise. L’important dans notre angle d’attaque du sujet, c’est de vous donner des pistes d’actions, pour vous dans vos fonctions.
Est-ce que le stress ne naît pas lorsqu’on se donne une obligation de résultat et non pas de moyens seulement, et qu’on pense ne pas avoir tout ce qu’il faut pour atteindre ce résultat ?
Parler du stress dans l’entreprise dans la revue Personnel, ce n’est pas (seulement) souscrire à un effet de mode, mais plutôt débattre de ce qui est devenu, qu’on le veuille ou non, une réalité dans l’entreprise de ce début du XXIème siècle.
Quelle que soit la conviction qu’on a sur le sujet, le stress existe. Parce que tout le monde en parle, parce qu’on le médiatise, l’évalue, le juge, cherche à le combattre, à le soigner. Il existe comme un sujet dans nos sociétés et dans notre Société. Bien sûr, on peut encore gloser sur les origines du stress (vie privée parfois difficile, conditions de vie,de transport, de travail), on peut discuter de la résistance, différente d’un individu à l’autre, aux facteurs « stressogènes », on peut comparer le bon et le mauvais stress, mais le stress existe.
Nos sociétés occidentales, nanties et riches (plus que les pays émergents en tout cas), ont matérialisé cette condition dans laquelle le fait de penser ne pas pouvoir agir sur les choses, génère un état qui inhibe toute capacité, justement à lutter et à triompher. Et malheureusement en plus, ça coûte cher à l’entreprise, et à la société.
Qu’on le veuille ou non, dans nos fonctions de DRH, le stress, soit réel, soit simulé, soit instrumentalisé est un sujet de préoccupation et nous devons le mesurer et éventuellement le gérer.
Mais alors, de quel stress se préoccuper et comment le reconnaît-on ? Les plus âgés d’entre vous se souviendront des Trente glorieuses, années où tout ou presque était possible. Il y avait tout à faire, il y avait beaucoup de travail et beaucoup de salariés qui travaillaient beaucoup et qui gagnaient beaucoup. Des salariés qui voyaient les résultats de leurs efforts directement sur leur propre condition. N’y avait-il pas de stress dans les entreprises à cette époque-là ? Si bien sûr. Mais résultats personnels, reconnaissance des efforts et des réussites, ascenseur social, impression plus de diriger que de subir étaient autant de choses qui rendaient sûrement le stress acceptable.
Dans nos fonctions, nous devons évaluer, repérer le stress là où il est dans l’entreprise. Le bon stress, bien sûr, mais aussi le mauvais. Celui qui permet le dépassement de soi et qui produit de la reconnaissance et des conséquences positives. Quant au mauvais, celui qui déstabilise, qui fragilise, qui atteint la confiance en soi, il nous faut le combattre ainsi que les managers qui le propagent. Mais, il faut bien reconnaître que dans nos fonctions, cela devient de plus en plus difficile. Il faut faire avec l’organisation de l’entreprise et les pressions de toutes parts, les systèmes de rémunération, les plans sociaux, la gestion en même temps des talents qu’il faut attirer et des seniors qu’il faut garder.
Et le stress du DRH ? Qui s’en occupe ?