Septembre 2011 - N°522
Réseaux sociaux d'entreprise : la révolution numérique en marche...
Dossier particulier parce que, pour la première fois, la rédaction de Personnel a souhaité travailler avec l’association sœur de l’ANDRH, au Canada, dirigée par Florent Francoeur. Sur ces sujets là, nos amis du Québec sont plus en avance que nous et il nous a semblé intéressant de leur demander de partager leur expérience.
Bien entendu lorsqu’on parle ici de réseaux sociaux on évoque ceux qui utilisent l’informatique, Internet voire les Intranets d’entreprise. On se pose la question de ces intrusions croisées des vies privées dans la vie professionnelle et de la vie professionnelle dans la vie privée. Les outils que nous avons tous dans notre poche, qui sonnent ou qui vibrent à l’arrivée d’un mail, d’un tweet ou d’une notification en sont la manifestation. Les vies ne sont pas séparées. Les mails professionnels, plus faciles à lire n’importe quand et n’importe où, se mélangent avec des messages ou invitations que l’on peut lire aussi n’importe où et n’importe quand.
Si des générations toutes entières regardent plus LinkedIn pour chercher un autre travail que des petites annonces imprimées dans un journal, si c’est en effet plus facile de communiquer avec des outils dont on sait qu’ils sont toujours consultés plus qu’en réunions, où d’ailleurs certains ne viennent plus, est-ce bien ou mal ? Mais, est-ce vraiment encore le débat ?
Nos temps ont changé et les outils de nos vies quotidiennes doivent être utilisés de la meilleure manière. Et c’est notre responsabilité, de la manière la plus optimisée et la plus efficace. Mais sans se poser la question si c’est bien ou mal, ou des questions type « si je permets à mes collaborateurs d’accéder à Facebook, combien je perds en temps de travail ? »… Nous n’en sommes déjà plus là.
Mais ce n’est qu’une question d’outils. La question des réseaux sociaux, des communautés de personnes qui se reconnaissent des caractéristiques communes et qui sont prêtes à plus s’entraider justement parce qu’elles partagent l’appartenance à un même réseau, ce n’est pas nouveau. Anciens élèves d’école, Français à l’étranger, membre de telle ou telle association, plus ou moins connue ou reconnue, tout cela c’était déjà du réseau social. Et ça existe depuis longtemps. Nos amis du Québec nous montrent qu’il ne faut pas avoir peur de ces évolutions technologiques et qu’eux, qui ont un peu d’avance, vivent finalement très bien avec. Mais dans le dossier, il y a aussi des expériences très intéressantes proches de nous, dans nos entreprises de télécommunications en France.
Ce qu’il faut en tirer, c’est cette extraordinaire possibilité que donnent ces outils pour une mise en commun de connaissances, de nouvelles méthodes de travail, de rapidité dans la réalisation. Et cela nous fera grandir. Je suis persuadé que les réflexions que ce dossier va susciter seront porteuses de changements de comportement.
Izy Béhar
Rédacteur en Chef