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Portrait d'Edouard-Malo Henry, DRH du Groupe Société Générale

Portrait d'Edouard-Malo Henry, DRH du Groupe Société Générale

En novembre 2016, il inaugure avec la direction générale du groupe un technopole de 5000 salariés à Val-de-Fontenay, dans l’Est de Paris qui sera l'incarnation de la transition numérique de sa banque. Rencontre avec ce DRH qui conjugue l’humain avec le digital.

« Devenez inspecteur et vous voyagerez »…Les débuts dans la vie professionnelle d’Edouard-Malo Henry tiennent à un petit bout de papier jonché sur le sol appelant des jeunes à passer le concours de l’Inspection du groupe Société Générale. Nous sommes en 1984. Edouard-Malo, tout juste sorti de l’IEP de Bordeaux et titulaire d’une maîtrise en droit obtenue à l’Université Paris 2, se prépare au concours de l’ENA. Mais la perspective de pouvoir voyager tout en étant rémunéré, attire bien plus le jeune diplômé « passionné du monde ». Aujourd’hui encore, les murs de son bureau et les couloirs du 23ème étage de l’une des tours Société Générale de La Défense dans l’Ouest parisien sont imprégnés par son goût de l’international, à travers des cartes du monde. Lui qui se considère comme « un dinosaure pour être resté fidèle à la même entreprise depuis trente-deux ans » a réussi à conjuguer ses aspirations personnelles à sa vie professionnelle.

L'intervention d'Edouard-Malo Henry lors de l'université ANDRH à Reims en juin dernier est à visionner à partir d'1h13.


Ses maîtres mots sont « comprendre » et « l’humanité dans toute sa diversité ». « Pendant mes premières années à l’Inspection du groupe Société Générale, nous avions choisi de mettre les bagages de la famille dans une remorque et de ne pas avoir de domicile fixe », raconte-t-il. A 35 ans, après avoir appris à connaître la diversité des métiers de la banque et beaucoup voyagé, il se voit confier la direction générale de la Société Générale en Australie. L’international est une constante dans sa vie professionnelle : plus tard, ce sera le Canada, en 2004. Deux destinations aux antipodes mais qui se rejoignent par leurs grands espaces et leur petite population. De l’Australie, il retient qu’il « y est né une deuxième fois » et qu’il a failli s’y installer définitivement avec la possibilité de prendre la direction d’une filiale de restauration collective. Mais au bout de six ans, il quitte le continent australien avec sa famille (cinq garçons) pour le poste de responsable mondial de l’audit de la banque de financement et d’investissement du groupe Société Générale. Il enchaînera ensuite avec la création de la direction dédiée à la grande clientèle au niveau mondial au sein de cette même entité. Du Canada, il se souvient de son plan stratégique de développement vers l’Ouest (Go West) : « en trois ans, la taille de la banque avait doublé. » Mais en janvier 2008, le sentiment de fierté d’appartenance à la Société Générale est bien atteint avec l’affaire Jérôme Kerviel. « On a ressenti cette fraude comme une honte qui abîmait notre image.»

> Retrouvez l'intégralité de cet article dans la  Revue Personnel du mois d'octobre


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