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Ranking – Sous-notation forcée : réaction de l’ANDRH

Ranking – Sous-notation forcée : réaction de l’ANDRH

L’ANDRH rappelle que la pratique du « ranking-forcé » est illégale et que les professionnels RH ont œuvré pour la dénoncer. Ces systèmes sont de surcroît déconnectés de l’évolution des rapports de travail et des modes de travail actuels. 

Il est regrettable que la publicité donnée à des pratiques  non représentatives de la fonction RH puisse par contraste faire oublier la réalité de l’engagement et des pratiques  au quotidien des professionnels RH, et donner une image déformée de la réalité.  Les RH exercent leurs fonctions dans le respect des personnes et du cadre légal et favorisent la reconnaissance de la performance individuelle et collective, premier facteur de motivation et de bien-être au travail. 


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3 commentaires

  1. André PERRETil y a 5 mois

    Ne me dites pas qu'il y a à l'andrh des confrères et consœurs qui se sentent "pair" avec ce monsieur... vous devriez changer de formule, elle est choquante.

  2. SYLVAINE DOUILLETil y a 4 mois

    Comment se fait-il que des entreprises, en dépit des cours de cassation persistent dans la pratique du ranking forcé et des quotas ? comme IBM, Thales, Sanofi (condamné en 2013), Nokia en 2018 etc.. Le film "corporate" avait déjà fait du bruit...

  3. SYLVAINE DOUILLETil y a 4 mois

    Le système d'évaluation et de notation des salariés d'Alcatel-Lucent Nokia annulé par la justice février 2018

    La période est encore aux entretiens annuels d'évaluation, et Alcatel-Lucent-Nokia vient de voir tout son système d'évaluation purement et simplement annulé par la justice. Au motif notamment que tout se passe en anglais. L'entreprise de telecoms a été rachetée par Nokia en 2015. (ERIC PIERMONT / AFP)

    Dans bien des entreprises en France c'est l'anglais qui règne en maître. Dans les courriels, dans les réunions, et même entre Français, tout cela au motif que l'entreprise est internationale. Mais le système a ses limites. C'est ce que vient de rappeler fermement le tribunal de grande instance de Nanterre, qui reproche à l'entreprise Alcatel-Lucent, rachetée en 2015 par Nokia, d'avoir mené ses entretiens d'évaluation uniquement en anglais. Les appréciations écrites le sont également en anglais.

    Impossible pour des salariés français qui doivent "avoir accès dans leur langue maternelle à des documents ayant un impact sur leur vie professionnelle". Alcatel a eu beau dire que ses salariés sont surtout des cadres très qualifiés qui parlent tous bien anglais, les juges ont été inflexibles.

    Des commentaires automatiques, un système d’évaluation assez particulier pour évaluer les employés

    Ça n'est pas la seule raison qui a conduit les juges à annuler le système d'évaluation d'Alcatel-Lucent. L'affaire, rapportée par l'agence de presse AEF, va plus loin. Alcatel-Nokia, en réalité, a mis au point un système d'évaluation assez particulier : c'est un système de rubriques auxquelles correspondent des notes. On peut par exemple recevoir une note dans la rubrique "apprentissage" ou "investissement". Le hic, c'est que ces notes génèrent automatiquement des commentaires pré-rédigés. Du type "est réticent au changement", ou bien "préfère la stabilité, la routine", ou encore "peut se montrer émotionnellement distant vis à vis de l'organisation".

    Ce que les juges ont sanctionné, c'est que ces commentaires aient des résonances affectives ou morales qui dépassent la sphère professionnelle. Ils n'ont pas apprécié non plus le caractère automatique, pré-rédigé, plaqué. Un système qui ne permet pas à l'évaluateur de porter un jugement objectif, strictement en lien avec le travail effectué. C'est donc tout le système "Nokia Focus People", appliqué par Alcatel-Lucent, qui part à la poubelle.

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