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Trois questions à Nouhoum Diakité, président de l’AMAGRH du Mali

Trois questions à Nouhoum Diakité, président de l’AMAGRH du Mali

La 19ème édition des Journées africaines des Ressources Humaines s’est déroulée du 17 au 19 novembre dernier à Cotonou autour du thème : «Positionnement stratégique de la fonction RH et performance des organisations». Rencontre avec Nouhoum Diakité, président de l’AMAGRH du Mali et ancien président de l’AFDIP.

Propos recueillis par Dominique Vercoustre

Quel bilan portez-vous sur Journées africaines des Ressources Humaines?

La 19ème édition des JARH à Cotonou marquera un tournant dans l’évolution de la fonction RH au Bénin. En effet, les débats du colloque scientifique (dont le niveau a été rehaussé par la présence du professeur Jean-Marie Peretti) ont permis de tirer des conclusions qui aideront les professionnels à mieux aborder les problèmes de la fonction RH en Afrique. En plus, elle a battu les records de mobilisation avec plus de 350 participants venant de 13 pays africains et deux pays européens (France et Belgique). Enfin, elle a magnifié l’esprit de solidarité entre les associations nationales ; les plus anciennes mettant leur expérience et leur expertise au service des plus jeunes associations. En définitive, les JARH de Cotonou ont été un franc succès à tous points de vue.

Quels enseignements retenez-vous après deux ans de préparation pour les DRH africains?

La préparation des Journées Africaines des Ressources Humaines (JARH) est un grand défi pour les associations nationales. La prise en charge revenant entièrement à l’association nationale, la mobilisation des ressources financières est un vrai problème d’autant plus que les Etats y contribuent rarement. De ce fait, les prestataires de services RH (cabinets conseils, entreprises de travail temporaire, bureaux de placement, centres de formation) du pays hôte et quelques fois venant de l’étranger sont les sponsors de l’évènement. Il est très réjouissant de constater que la préparation des JARH développe une collaboration très dynamique entre les associations nationales. Enfin, je note que les pays africains ont suffisamment de professionnels pour animer le colloque scientifique.

Quelle vision avez-vous pour l'AFDIP pour les années à venir ?

L’AFDIP (Association Africaine des Formateurs et Directeurs du Personnel) doit se projeter dans le temps. La 21è Edition des JARH en 2020 marquera les 40 ans de son existence. Il y a là, une occasion de faire quelque chose d’exceptionnel. Pourquoi l’AFDIP ne saisirait-elle pas cette opportunité pour se porter candidate à abriter dans un de ses pays membres (donc francophone) le premier sommet mondial sur la fonction RH en Afrique ? Dans cette perspective, l’AFDIP doit renforcer ses relations avec l’ANDRH pour se positionner dans l’organisation Internationale de la Francophonie (OIF).

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