Actualités

La Plateforme RSE

La Plateforme RSE

La Plateforme RSE, plateforme nationale d’actions globales pour la responsabilité sociétale des entreprises, a été installée en 2013 par le Premier ministre afin de réunir l’ensemble des acteurs de la RSE – entreprises, partenaires sociaux, ONG, chercheurs et institutions publiques. Ce lieu unique par sa composition et ses modalités de travail leur offre un espace d’échange et de concertation pour construire des propositions et promouvoir la RSE.


Constituée de 51 membres répartis en cinq pôles, la Plateforme RSE représente l’ensemble des parties prenantes de la RSE en France : le pôle du monde économique et des entreprises, le pôle des organisations syndicales de salariés, le pôle des organisations de la société civile, le pôle des chercheurs et développeurs de la RSE et le pôle des institutions publiques.

Elle définit son programme de travail et répond aux saisines du gouvernement. Depuis sa création la Plateforme a ainsi eu l’occasion de travailler sur des thématiques très variées, telle que la compétitivité, la transparence et le reporting ou encore la chaîne de valeur des entre- prises ; offrant ainsi une vision riche et complète de la RSE.

En décembre 2015, le Premier ministre a invité les membres de la Plateforme RSE à travailler à la définition et à l’élaboration du contenu des mesures de vigilance que mettent en œuvre les entreprises. Un groupe de travail a été lancé à cette fin en juillet 2016 et travaille à l’élaboration d’une méthodologie pertinente pour la mise en œuvre de procédures de diligence raisonnable en se fondant sur le cadre conceptuel élaboré par des organisations internationales telles que l’ONU, l’OIT et plus particulièrement l’OCDE. Ce groupe, animé par Brigitte Dumont (ANDRH), Pierre-Yves Chanu (CGT) et Sabine Gagnier (Amnesty International France) a clôturé ses travaux en avril 2017 par l’adoption lors de son bureau de l’Avis élaboré par le groupe de travail.

Les travaux de la plateforme

La plateforme a axé ses travaux autour de quatre étapes clés de la diligence raisonnable, en cohérence avec les recommandations de l’OCDE, que sont : l’identification et l’évaluation des risques, la prévention et l’atténuation des incidences négatives potentielles, la remédiation aux incidences négatives et la communication.

Afin d’organiser ces travaux de la manière la plus efficace possible, les corapporteures du groupe ont opté pour une méthode novatrice au sein de la Plateforme RSE, avec une journée de séminaire, le 8 novembre dernier, qui a per- mis aux cinq pôles d’échanger de travailler à l’élaboration de propositions communes. Plusieurs groupes de travail ont été constitués afin de favoriser le dialogue dans un temps contraint, autour des quatre thématiques identifiées comme prioritaires.

Cette journée de séminaire a permis d’élaborer un socle commun de travail et une base de réflexion sur lesquels les membres du groupe ont ensuite pu capitaliser pour élaborer le document répondant à la commande du Premier ministre. Le groupe de travail a choisi de faire le pari de l’intelligence collective en aménageant un espace dédié au dialogue afin de dépasser les inerties possible dans une instance regroupant autant d’acteurs. En innovant dans sa méthode de travail, la Plateforme a réussi à produire un travail de qualité dans un temps record pour répondre à la commande du Premier ministre.

Ce travail a également permis à la Plateforme de répondre à la consultation publique de l’OCDE relative à son Guide sur la diligence raisonnable des entreprises. Les membres du groupe, ayant décidé de se saisir des recommandations l’OCDE pour mener leur réflexion, ont pu prendre part à cette réflexion collective en faisant état de leurs propositions et, le cas échéant, leurs pistes d’amélioration pour assurer un processus efficace de diligence raisonnable.

Les propositions

La Plateforme RSE a également remis en décembre 2016 une contribution au Plan national d’action pour la RSE ainsi qu’un avis sur l’application des Principes directeurs des Nations unies pour les droits de l’homme et les entreprises au gouvernement. La publication de ces deux documents fait suite à une commande du Premier ministre qui a donné lieu à un an et demi de travail pour élaborer un diagnostic partagé et aboutir à des propositions consensuelles.

Dans le Plan d’action français pour la mise en œuvre des principes directeurs des Nations-Unies relatifs aux droits de l’homme et aux entreprises transmis à la Commission européenne le 26 avril 2017 par le Gouvernement français, ce dernier reprend la structure ainsi que la quasi- totalité des propositions consensuelles formulées par la Plateforme RSE.

La Plateforme vient enfin de lancer son nouveau chantier en approuvant, le 28 avril dernier, lors de son bureau, la feuille de route du groupe de travail « RSE et Territoires ». Celui-ci aura pour vocation de travailler à un diagnostic sur l’ancrage territorial des entreprises et de formuler des recommandations pour améliorer les initiatives RSE sur le territoire en associant l’ensemble des acteurs. La Plateforme va également proposer des modalités d’articulation avec les plateformes RSE territoriales afin de favoriser les échanges de bonnes pratiques et les retours d’expérience. Elle va enfin lancer l’expérimentation de labels sectoriels en lien avec les fédérations professionnelles concernées.

Retrouvez toutes les informations sur la commission RSE :  http://www.andrh.fr/l-andrh/commissions-nationales-et-clubs/commission-rse 

Partager cette publication :

Articles similaires :

Vous devez être identifié pour laisser un commentaire