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Au cœur de la réforme de la formation !

Au cœur de la réforme de la formation !

L’ANDRH était partenaire de la 15ème UHFP (Université d’hiver de la formation professionnelle) organisée par Centre Inffo (Centre pour le développement de l’information sur la formation permanente), du 31 janvier au 2 février 2018. Cet événement biennal s’est imposé au fil des ans comme la manifestation nationale de référence pour les acteurs de l’information, de l’orientation et de la formation des adultes.

Jean-Paul CHARLEZ, président national de l’ANDRH est intervenu le mercredi 31 janvier 2018, lors de la seconde séquence de la journée qui avait pour thème : « Réforme – Accompagner les grandes transitions et favoriser un modèle social ouvert à tous » aux côtés de chefs de file de la négociation :  Michel BEAUGAS pour Force Ouvrière, Pierre BURBAN pour l’U2P, Maxime DUMONT pour la CFTC, Jean-François FOUCARD pour la CFE-CGC, Vanessa JEREB pour l’UNSA, David MARGUERITTE pour Régions de France, Catherine PERRET pour la CGT, Florence POIVEY pour le MEDEF, Jean-Michel POTTIER pour la CPME et Yvan RICORDEAU pour la CFDT.

 

Sur ce plateau des controverses, le Président national de l’ANDRH a rappelé les positions de l’ANDRH présentées lors du point presse du 29 janvier



 

Cette 15ème UHFP a été l’occasion pour la nouvelle haut-commissaire au plan d’investissement des compétences de nous en dire plus sur le PIC.

 

Le haut-commissaire au PIC, Estelle Sauvat a rappelé l’impérieuse nécessité pour tous les acteurs de la formation de « déverrouiller l’accès à la formation, de le rendre plus accessible, plus transparent » en engageant quelques transformations en profondeur « nous allons surtout nous y attaquer par des logiques de coopération active le PIC n’est que le moyen d’y parvenir ! »


Pourquoi le PIC (Plan d’Investissement dans les Compétences) ?

 

Les innovations techniques accélèrent la marche vers le progrès, accélèrent les ruptures ; comment à l’heure du réveil de la croissance former et accompagner les personnes en situations d’absences/ d’obsolescences de compétences est devenue inévitable ? L’adaptation, l’agilité imposée aux hommes et aux femmes face aux évolutions technologiques « on toujours été une constante historique » mais ce qui est aujourd’hui inédit « c’est la vitesse, la vitesse à laquelle les métiers évoluent, la vitesse à laquelle les entreprises se transforment, la vitesse à laquelle les services de R&D traduisent leur transformation en produit fini » précise Estelle Sauvat.

 

Le vrai défi sera celui du big bang des compétences : « permettre aux entreprises d’acquérir facilement des compétences déterminantes parce qu’elles veulent juste traduire une équation, une équation économique et sociale rester dans la course et ne pas se situer hors courses et ça c’est l’urgence, l’exigence qu’elles font reposer sur les épaules des acteurs du monde de la formation professionnelle ! ».

 

Une série d’investissement va être amorcée sur des outils prospectifs prédictifs « hors de question d’être le parent pauvre d’une intelligence artificielle qui irrigue tous les secteurs d’activités ! ». Le partage d’outils, de méthodes, la mise en place d’un corpus lexical commun en matière de compétences seront une priorité du PIC pour engager la transformation.

 

Le plan d’investissement dans les compétences incarnera une vraie ambition républicaine ! « C’est pour cela que nous avons mis l’accent sur un tel investissement 15 milliards le chiffre que vous avez tous retenu, un investissement qui se veut additionnel il ne substituera pas aux efforts du pays pendant les cinq prochaines années ! »

 

Concrètement comment le plan d’investissement dans les compétences se déclinera-t-il ?

 

Le PIC doté de 15 milliards d’euros sur cinq années, sera composé de quatre "blocs" et de 17 programmes « il n’y a pas de transformation sans s’en donner les moyens ! Le plan d’investissement dans les compétences ne se compare pas au plan 500 000 ! Il a une visé d’abord pluriannuelle, c’est pour ça qu’il a les moyens d’engager d’abord une logique d’investissement durable, d’investissement à tous les étages » précise Estelle Sauvat.

 

90% du plan d’investissement sera dirigé vers les parcours de formation introduisant une série d’actions et 10% visera la transformation par les outils, les expérimentations de nouvelles démarches d’achats, pédagogies disruptives pour « vous permettre d’investir dans ce qu’on attend aussi de vous »

 

Le PIC s’articulera autour de 4 grands blocs [Retrouvez l’article complet dans le numéro 585 de la Revue Personnel – février 2018]


En conclusion, la Ministre du Travail Muriel Pénicaud a rappelé que "Les enjeux autour de la réforme de la formation professionnelle sont aussi importants que pour l’apprentissage. Ce qui compte c’est le résultat, le calendrier initial prévu pour la réforme est maintenu" ! 




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