Personnel, la revue de l’ANDRH

Quelle place pour la santé, la sécurité et la QVT ? | supplément Personnel n°598

Quelle place pour la santé, la sécurité et la QVT ? | supplément Personnel n°598

Quelle place pour la santé, la sécurité et la qualité de vie au travail ? 

La santé-sécurité au travail n’a pas échappé au vent des réformes et aux fièvres de l’actualité… A commencer par son coût (7,4 milliards en 2017) scruté par le rapport Bérard-Oustric-Seiller. Et qui expliqua  l’augmentation de 25% du montant de l’indemnisation des arrêts de travail par l’Assurance Maladie  entre 2009 et 2017 essentiellement par … le recul de l’âge de la retraite. Parmi les réformes encore à venir, l’ANDRH sera donc particulièrement vigilante à l’articulation entre la réforme des retraites et celle de l’Assurance maladie…

Edito du supplément "Santé, sécurité, QVT" du numéro de septembre de Personnel, la revue de l'ANDRH. Retrouvez le supplément entier dans sa version enrichie, Personnel +, sur votre espace abonné. 

Les tentations de classification du burn out en maladie professionnelle 

Non. Sans rapport, puisque c’est la question de la prise en charge qui a soulevé le débat. Le rapport de l’Académie de médecine sur le burn out a aussi fait l’objet de toute l’attention des DRH et notamment de la commission nationale « Santé et Qualité de Vie au travail » de l’ANDRH. Ce rapport a mis scientifiquement en évidence la complexité de l’épuisement professionnel. Faire porter la responsabilité de l’épuisement professionnel uniquement sur les organisations, en faisant du burn out une maladie professionnelle, reviendrait ainsi à nier la multiplicité de ces facteurs (profession exercée, soutien hors travail, individu lui-même etc.) et ne permettrait pas la conception et la mise en œuvre de politiques de prévention de la santé globale efficaces. 

L’ANDRH a donc considéré  qu’il était inopportun de légiférer et plus que jamais nécessaire de poursuivre l’échange de bonnes pratiques en matière de santé/sécurité au travail, associant tous les acteurs de la prévention (médecin du travail et IRP notamment) et prenant en compte la complexité des troubles de la santé, pour développer des plans d’action répondant aux enjeux actuels. 

Pour ne pas prendre le problème par la mauvaise lorgnette des coûts, la prévention est donc essentielle. 

La refonte du système de prévention se fait pourtant attendre 

La députée Charlotte LECOCQ a produit deux rapports portant sur la prévention des risques dans le secteur privé, puis dans le secteur public (preuve, s’il en fallait que les problématiques sont souvent proches…). Pendant que les discussions entre et avec les partenaires sociaux se poursuivent - pour ne pas dire s’enlisent- , le projet ou la promesse d’un « système simplifié, pour une prévention renforcée », tarde à se concrétiser pour les DRH. 

Pour autant le sujet est au cœur des préoccupations des DRH comme en atteste ce supplément. Nous avons donc mobilisé notre écosystème pour faire le point sur les sujets qui ont récemment attiré notre attention et proposer des repères et des réponses opérationnelles. 

Comment distinguer et articuler les approches « prévention des RPS », « qualité de vie au travail » et « bien-être au travail » ? Comment concilier QVT et performance ? Comment prendre en compte la santé et la sécurité au travail au sein de la nouvelle instance unique ? Comment développer l’apprentissage en prenant en compte la fragilité des jeunes au travail ? Comment anticiper et réagir face aux pratiques addictives au travail (alcool, cannabis etc)? Comment améliorer la prise en charge des affections de longue durée et relever le défi d’un retour au travail réussi et durable ? Comment proposer une intégration professionnelle adaptée aux personnes « surdouées » ?  

Bonne lecture ! 

Partager cette publication :

Articles similaires :