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"Je crois beaucoup au sport comme un outil de rencontre" - Michaël Jeremiasz

Champion de tennis fauteuil, quatre fois médaillé aux Jeux Paralympiques et vainqueur de sept tournois du Grand Chelem, Michaël Jeremiasz a été porte-drapeau de la délégation française aux Jeux Paralympiques de Rio en 2016. Rencontre avec un homme engagé en faveur de l’inclusion dans le sport et dans l’emploi, animateur de l'Université de l'ANDRH 2024. Une interview à retrouver dans le dossier "JO 2024" du magazine de l'ANDRH !
Sommaire

Vous êtes engagé dans l’organisation des Jeux. Dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Michaël Jeremiasz : Je suis excité et impatient ! Les Jeux sont un grand événement populaire, pendant lequel nous allons vivre des émotions incroyables. Les Jeux sont aussi l’occasion pour les employeurs de mettre en place des temps dédiés au sport. 

Les salariés qui ont le temps et la possibilité de pratiquer une activité sportive travaillent mieux, sont moins fatigués, plus concentrés et plus épanouis.

La pratique sportive est aussi la Grande Cause Nationale 2024. Beaucoup d’entreprises font déjà le lien entre emploi et sport…

M. J. : En effet, et je crois beaucoup au sport comme un outil de rencontre. J’organise chaque année le French Riviera Open, un tournoi de tennis en fauteuil. Cet événement permet de créer des rencontres entre des demandeurs d’emploi, des personnes en situation de handicap et des recruteurs. Dans ce type d’évènement centré sur le sport et l’emploi, la question de la capacité ou l’incapacité est complètement revue.

L’enjeu de la seconde partie de carrière des athlètes est au cœur de votre engagement. Où en est-on en France ?

M. J. : Il y a treize ans, j’ai co-fondé l’agence sportive et solidaire Handiamo pour professionnaliser le handisport et accompagner les sportifs paralympiques de haut niveau. L’une des missions de Handiamo est de sensibiliser les entreprises et les collectivités au handicap par le sport. 

Et, effectivement, il y a eu une évolution de la perception des recruteurs sur les profils d’athlètes handisport. Ils ont en effet la capacité de construire un projet, rebondir face à l’échec, se remettre en question… des compétences qui leur permettent d’être des collaborateurs et collaboratrices performants et à leur place. 

Côté entreprise, cela s’organise car il faut penser la réorganisation des emplois du temps et accepter un peu de flexibilité dans le temps de travail. 

Des établissements sportifs comme l’INSEP proposent un accompagnement à la reconversion professionnelle et c’est aussi la responsabilité des fédérations de mettre en place des procédés d’accompagnement.

Un dernier message à destination de nos lecteurs ?

M. J. : Oui, j’ai trois messages :

  • Prenez vos billets pour les jeux paralympiques ou offrez à vos collaborateurs des places pour les sensibiliser à l’intérêt et au plaisir que le sport peut procurer.
  • Essayez de recruter dans votre entreprise un ancien sportif de haut niveau. Vous ne serez pas déçus !
  • Inscrivez-vous à Job4ALL le 7 novembre, à l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (INSEP), un événement centré sur le recrutement de personnes en situations de handicap à travers le sport. 

Pour aller plus loin 

À Télécharger
L'interview de Michaël Jeremiasz - Le magazine de l'ANDRH
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