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Communiqué de presse

Réaction de l’ANDRH au rapport de l’Académie de médecine sur le burn out

Le rapport de l’Académie de médecine sur le burn out a fait l’objet de toute l’attention des DRH et notamment des commissions nationales « Santé et Qualité de Vie au travail » de l’ANDRH. Ce rapport permet d’éclairer les débats en cours sur la reconnaissance du burn out comme maladie professionnelle. Il met scientifiquement en évidence la complexité de l’épuisement professionnel.

« Les facteurs étiologiques du burn out sont ceux des risques psycho-sociaux (exigences du travail, exigences émotionnelles, manque d’autonomie, manque de soutien social et de reconnaissance, conflits de valeur, insécurité de l’emploi et du travail) et ceux liés à la personnalité du sujet, des facteurs individuels pouvant être déterminants de vulnérabilité. Elle ne doit pas pour autant méconnaitre les facteurs de risques inhérents au sujet lui-même (neuroticisme, surinvestissement, antécédents psychopathologiques). »

Faire porter la responsabilité de l’épuisement professionnel uniquement sur les organisations (faire du burn out une maladie professionnelle) reviendrait ainsi à nier la multiplicité de ces facteurs (profession exercée, soutien hors travail, individu lui-même etc.) et ne permettrait pas la conception et la mise en œuvre de politiques de prévention de la santé globale efficaces. 

L’ANDRH considère qu’il est donc plus que jamais nécessaire de poursuivre l’échange de bonnes pratiques en matière de santé/sécurité au travail, associant tous les préventeurs (médecin du travail et IRP notamment) et prenant en compte la complexité des troubles de la santé mentale, pour développer des plans d’action répondant aux enjeux actuels. 

L’ANDRH, confortée par le rapport de l’Académie de médecine, considère qu’il est inopportun de légiférer sur le burn out.

Lectures liées
Communiqués et annonces

Transparence des rémunérations : les DRH alertent sur les risques d’une transposition précipitée

Alors que la directive européenne sur la transparence des rémunérations doit être transposée en droit français d’ici juin 2026, l’ANDRH partage les enseignements issus d’une enquête interne menée auprès de ses membres, majoritairement directeurs et responsables des ressources humaines. Ces retours font émerger des signaux d’alerte clairs sur les conditions de mise en œuvre de la réforme et sur les risques sociaux, managériaux et juridiques d’une application insuffisamment préparée.

Santé & QVCT

Prévention des TMS et réduction de l’absentéisme : enjeux stratégiques et retour d’expérience

Les troubles musculosquelettiques (TMS) demeurent aujourd’hui la première cause de maladies professionnelles et un levier stratégique majeur pour les Directions RH. Face à ces enjeux, certaines entreprises ont déjà amorcé une transformation de leur politique de prévention. C’est le cas de Air France, qui a déployé avec Axomove une solution numérique innovante visant à réduire l’absentéisme et à améliorer la qualité de vie au travail à grande échelle.

Santé & QVCT

Santé mentale au travail, quelles actions RH ?

Fin 2025, la situation reste très préoccupante : selon le baromètre Empreinte Humaine–Ipsos BVA de décembre 2025, 32 % des salariés sont en risque de burn-out et 12 % en burn-out sévère, dans un contexte où 47 % se déclarent en détresse psychologique. Retrouvez dans ce mémo les leviers indispensables pour bâtir une politique RH réellement protectrice de la santé mentale au travail.. Retrouvez dans ce mémo tout ce qu’il faut savoir pour élaborer une politique RH réellement protectrice de la santé mentale au travail.