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Marché de l’emploi cadre : les recrutements poursuivent leur repli en 2025 selon l’Apec

Le baromètre annuel de l’Apec confirme une dynamique de repli du marché de l’emploi cadre en France. Après une chute de 8 % des recrutements en 2024 (303 400 embauches), les prévisions pour 2025 annoncent une nouvelle baisse de 4 %, avec 292 600 recrutements attendus. Le marché passerait ainsi sous le seuil symbolique des 300 000 embauches, pour la première fois depuis 2020 (hors crise sanitaire).

Aucun secteur ne devrait échapper au ralentissement en 2025. Les services à forte valeur ajoutée - traditionnel moteur du recrutement cadre - afficheraient une baisse de 3 %, l’industrie de 3 % également, le commerce de 5 %, et la construction s’enfoncerait encore avec -7 %. Le secteur de l’immobilier vivrait sa quatrième année de recul, tandis que l’hôtellerie-restauration ferait figure d’exception avec une progression attendue de 2 %.

Les fonctions les plus concernées par les recrutements resteraient l’informatique (55 600 embauches), le commercial/marketing (52 700) et la R&D (49 700), qui concentreraient plus de 50 % du volume total.

De fortes disparités régionales

Toutes les régions enregistreraient une stagnation ou une baisse des embauches. Les territoires industriels, comme le Grand Est (-7 %) ou la Bourgogne-Franche-Comté (-5 %), seraient toujours en difficulté. En revanche, des stabilisations sont espérées en Provence-Alpes-Côte d’Azur, Nouvelle-Aquitaine, Bretagne et Occitanie, après les fortes baisses de 2024.

L’Île-de-France, bien qu’en recul (-4 %), continuerait à concentrer près de la moitié des recrutements nationaux (137 500 postes attendus).

Des difficultés accrues pour les jeunes et les cadres seniors

Le marché devient de plus en plus sélectif. Les entreprises privilégient les profils ayant entre 1 et 10 ans d’expérience, qui représenteraient 60 % des recrutements (en hausse de 3 %). Les cadres débutants sont les grands perdants, avec une baisse prévue de 16 % en 2025, après un recul déjà marqué de 19 % en 2024. 

Les seniors verraient également leurs opportunités diminuer de 11 %, notamment dans les secteurs en tension.

Un contexte économique incertain et des prévisions fragiles

Les projections de l’Apec s’inscrivent dans un environnement incertain. La croissance du PIB ne serait que de 0,7 % en 2025 selon la Banque de France, avec une nouvelle baisse de l’investissement des entreprises (-0,5 %). L’emploi salarié reculerait de 0,4 % d’ici mi-2025, et le taux de chômage atteindrait 7,6 % de la population active, selon l’Insee.

Les tensions géopolitiques, le risque de guerre commerciale et les ajustements budgétaires (réduction des aides à l’emploi, surcote d’impôts, baisse du crédit impôt recherche) pourraient encore aggraver le climat d’attentisme qui pèse sur les entreprises.

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