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Saint-Gobain Football Cup : soigner sa marque employeur par le sport

Réunir jeunes talents et professionnels sur un terrain pour disputer le plus grand tournoi de football étudiant avant de parler marque employeur ? Tel est l’objectif de la Saint-Gobain Football Cup. Rencontre avec Isabelle Bonhomme, directrice du développement RH et du talent acquisition du groupe. Une interview publiée dans le numéro de janvier-février du magazine de l'ANDRH (dossier Recrutement et Emploi).
Sommaire

La Saint-Gobain Football Cup est considérée comme le plus grand événement sportif de recrutement des jeunes talents. En quoi consiste-t-elle ?

Isabelle Bonhomme : Il s’agit de la coupe de France de football des écoles de commerce et des écoles d’ingénieurs, une compétition labélisée « Coupe de France », organisée en partenariat avec la Fédération française de sport universitaire. Le niveau sportif est donc plutôt élevé et les jeunes qui gagnent cette coupe ont le titre de champions de France.

Nous organisons cette année la 12e édition. Des équipes masculines d’une part, et féminines d’autre part, s’affrontent dès le mois de novembre, sur tout le territoire, lors de matchs de poule. Viennent ensuite des barrages qualificatifs pour les demi-finales et les finales, et celles-ci se jouent lors d’un grand week-end entre fin avril et début mai au Centre national du football à Clairefontaine.

Cela représente combien de participants ?

I. B. : Concrètement, cette année, nous touchons 90 écoles et nous regroupons 116 équipes. Ce sont donc plus de 2000 étudiants concernés par la compétition et beaucoup plus par cercles concentriques : ceux qui jouent, leurs familles, leurs amis…

À chaque étape, nous communiquons sur Saint-Gobain, ses valeurs, ses métiers, nous faisons intervenir des dirigeants, des collaborateurs… 

Cette année, nous avons organisé la soirée de lancement à la Tour Saint-Gobain située à La Défense. 

Nous avons fait visiter les locaux à deux représentants de chaque équipe qui ont pu rencontrer des « guest stars » comme les footballeurs Laurent Paganelli, Léa Le Garrec, le journaliste Philippe Doucet, et les influenceuses sportives Émilie Ros et Vanessa Tomaszewski.

Ce projet a aujourd’hui plus de 10 ans. Quelle était son ambition principale ?

I. B. : Initialement, il s’agissait de la coupe de France des écoles de commerce, organisée par l’enseigne Point P, autour du recrutement. Mais avec les années, nous avons remarqué qu’il était difficile d’organiser un événement alliant le recrutement et le sport de haut niveau car les jeunes sont concentrés dans leurs matchs et dans la compétition. 

Lorsque Saint-Gobain a repris le flambeau, en invitant les écoles d’ingénieurs, la marque employeur et la notoriété ont été mises au centre de l’événement. 

Cela ne veut pas dire que l’on ne parle plus de recrutement car, pour donner un exemple très concret, Saint-Gobain lance, pendant les barrages à Clairefontaine, sa saison d’alternance (plus de 2 000 alternants sont accueillis à Saint-Gobain par an). C’est donc un très bon moment pour parler emploi, mais plutôt après les matchs !

Comment ces échanges autour de la marque employeur et du recrutement s’organisent-ils sur le terrain ?

I. B. : Nous louons des stades assez conséquents car plusieurs matchs se déroulent en parallèle. Nous installons une grande tente où l’on peut se désaltérer et rencontrer les salariés de Saint-Gobain. 

Nous organisons aussi des ateliers, où nous étudions les CV des jeunes, et nous leur proposons d’en réaliser des différents (format vidéo, carte foot avec des points de force…). 

L’objectif est de faire des ponts autour des compétences sportives et étudiantes et des compétences que l’on recherche.

Au-delà de l’enjeu sportif, quels sont les bénéfices en termes de recrutement et de marque employeur ?

I. B. : La visibilité ! L’année dernière, nous avons effectué un travail intéressant avec la presse quotidienne régionale, qui s’est prise d’intérêt pour les équipes de leurs écoles locales. 
Nous avons aussi un partenariat avec le Fondaction du Football qui accompagne les clubs amateurs dans la mise en œuvre d’actions citoyennes.

Entre novembre et mars, la communication est surtout locale. Puis, les jeunes publient sur leurs réseaux sociaux. Nous décernons d’ailleurs le Trophée des supporters à chaque édition qui récompense l’équipe ayant généré le plus de contenu et d’interactivité. C’est une opportunité pour nous car cela nous permet de faire connaître Saint-Gobain autrement qu’à travers le prisme de l’entreprise. 

Aujourd’hui, nous avons 18 000 followers sur les réseaux, et, lors de la 11e édition, 700 contenus ont été créés par nos équipes et par nos participants. C’est une très belle communauté qui se crée avec de belles histoires à raconter.

Le football est un secteur majoritairement masculin. Quelles actions mettez vous en place afin d’accompagner les femmes ?

I. B. : De fait, nous prêtons une attention particulière aux équipes féminines. L’INSA Lyon a par exemple mis en place un programme pour que les deux équipes progressent ensemble et se soutiennent. A terme, nous aimerions que, lorsque les écoles s’inscrivent, elles aient l’obligation de constituer à la fois une équipe masculine et une équipe féminine. 

Aussi, cette année, nous avons opté pour un modèle de tenue unique, fille et garçon, pour tout que le monde se sente bien sur le terrain.

Est-ce important à vos yeux de recruter à travers les valeurs du sport, en misant sur les soft skills ?

I. B. : Le sport permet de changer les règles et les postures de recrutement. Autour d’un terrain de foot, nous sommes tous unis en train d’encourager une équipe, les rapports sont différents.


Le sport, quel qu’il soit, et à quel niveau qu’il soit, met en valeur le dépassement de soi, la persévérance, la prise de risque, l’agilité, l’esprit d’équipe… 

Ce sont évidemment des atouts intéressants à identifier pour parler travail et future carrière professionnelle.

Pour aller plus loin

Photo : Canva
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