← Actualités

Travailleurs expérimentés, l'ANDRH prend position !

A l'aube de l'application complète de la réforme de l'assurance chômage, l'ANDRH se mobilise et fait des propositions concrètes pour l'emploi des seniors.
Sommaire

La réforme de l’assurance chômage semble nécessaire mais ne permettra pas de répondre aux problèmes de recrutement que traversent les entreprises. Les travailleurs expérimentés constituent un vivier de compétences à ne pas négliger.

Les propositions concrètes de l’ANDRH pour l’emploi des seniors

Pour préserver la santé des demandeurs d’emploi, l’ANDRH propose d’étendre le suivi des services de Santé au Travail aux personnes au chômage. La corrélation entre chômage et dégradation de la santé est clairement établie. Elle se traduit par une aggravation des risques d’accidents, de maladies chroniques, d’addictions ou de problème de santé mentale. Plus la période de chômage s’allonge, plus les risques augmentent. Les seniors étant particulièrement touchés par des phénomènes de chômage de longue durée, ils sont une cible privilégiée des mesures de prévention et de maintien de la santé.

A lire : le chômage, un problème de santé publique majeur

Les seniors représentent un million de personnes au chômage. L’ANDRH propose de lancer un plan, sur le modèle du plan « Un jeune, une solution », intitulé « Un travailleur expérimenté, une solution ». 

Ce plan pourrait comprendre :

  • Un allègement des cotisations sociales​,
  • La création de dispositifs de souplesse spécifiques à cette population
  • Des contrats d’apprentissage pour les plus de 50 ans​
  • Des contrats de professionnalisation senior avec un bonus CPF 

A lire : Agenda social, les DRH ont la parole !

Pour favoriser un retour à l’emploi rapide, il faut chercher une meilleure adéquation de la formation et des compétences avec les besoins des entreprises pour les travailleurs expérimentés. L’ANDRH propose de rendre la formation accessible à tous les plus de 55 ans dès l’inscription à Pôle Emploi et non plus à l’issue de la période d’indemnisation. Un abondement automatique du compte CPF à partir de 50 ans favoriserait la formation tout au long de la vie pour contrer l’obsolescence des compétences.

Les seniors ne doivent pas être les grands oubliés de la reprise. L’ANDRH propose une mesure de bonus-malus des CDD des personnes âgés de plus de 55 ans afin de favoriser leur recrutement. Ces CDD pourraient également être exclus du champ de calcul du recours au CDD prévu dans le projet de réforme de l’assurance chômage.

Photo : Canva
Lectures liées
Diversité

"Le handicap cache souvent des compétences extraordinaires"

Alors que le taux d’emploi direct des travailleurs handicapés plafonne encore à 3,6 % dans les entreprises assujetties à l’OETH en 2023, selon les chiffres clés du handicap 2025, certaines organisations montrent qu’un autre modèle est possible. Avec TRÈFLE Restauration, entreprise adaptée où plus de 55 % des collaborateurs sont en situation de handicap, Ghyslain Morvan fait de l’inclusion un levier de performance autant qu’un moteur d’innovation managériale. Pour lui, le véritable enjeu n’est pas de « recruter des personnes handicapées », mais de repenser l’organisation du travail pour qu’elle devienne naturellement inclusive.

Diversité

Handicap au travail : et si on changeait les règles du jeu ?

Alors que 3,32 millions de personnes sont reconnues en situation de handicap en 2024, soit 8,1 % des 15‑64 ans selon le tableau de bord national de l’Observatoire de l’emploi et du handicap, les entreprises sont poussées à aborder le sujet autrement. Et si l’on sortait enfin des campagnes anxiogènes pour miser sur le jeu, l’expérience et le collectif  ? Avec ses formats immersifs, du serious game aux dispositifs phygitaux, Clara Miné‑Garros, fondatrice de Mouv’Intelligent, propose une sensibilisation plus concrète et dédramatisée. Une conviction guide son approche : le handicap n’existe pas en soi, mais dans l’interaction entre une personne et son environnement de travail.

Prospective

La cybersécurité : les essentiels pour un RH

La menace cyber continue de s’intensifier pour l’ensemble du tissu économique : selon la 2ᵉ édition du baromètre national de la maturité cyber des TPE‑PME publié par Cybermalveillance.gouv.fr, 16 % des entreprises ont subi au moins un incident cyber sur les 12 derniers mois, tandis que 44 % des dirigeants estiment leur structure fortement exposée aux attaques. Les petites et moyennes entreprises demeurent particulièrement vulnérables, les attaques par hameçonnage représentant désormais 43 % des incidents déclaré. Dans ce mémo élaboré avec DIGITEMIS, retrouvez les essentiels à connaître pour protéger votre entreprise.